Première journée franco-colombienne de lutte anticorruption

Bogotá, 10 juillet 2018. Monsieur Gautier Mignot, Ambassadeur de France en Colombie, a mené à bien avec Fernando Carillo Flórez la Première Journée de lutte anticorruption qui s’est tenue à l’auditoire Carlos Alberto Barberi Perdomo de l’Universidad Nacional de Bogotá.

Au cours de cette rencontre, acteurs de la vie politique, diplomatique et juridique des deux pays ont partagé leurs réflexions sur la lutte consacrée à ce fléau mondial, et exposé les volants de la lutte anticorruption en France ainsi que leur travail pour multiplier les indices de transparence.

  • - Paula Forteza - Députée de la République française pour la circonscription Amérique latine et Caraïbes (à distance)
  • - Charles Duchaine , Directeur de l’Agence Française Anticorruption - créée en 2016.
  • - Alice Bossière, Secretaire générale adjointe de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique - Créée en 2014, cette entité contrôle et publie les déclarations de situation patrimoniale et d’intérêts de certains responsables publics
  • - Philippe Lavastre, conseiller à la Chambre régionale de la Cour des Comptes d’Île-de-France - Vérification des comptes des collectivités locales.

Lors de son discours, Monsieur l’Ambassadeur de France a insisté sur 4 points essentiels pour que la lutte anti-corruption soit un succès :

  • 1. “La corruption est un fléau qui existe dans tous les pays sans exception”
  • 2. “La lutte contre la corruption requiert une coopération internationale développée où les différents pays partagent leurs moyens d’action."
  • 3. “Sur le territoire national, toutes les entreprises sans exception doivent se soumettre aux lois en vigueur et respecter les mêmes règles de compétitivité."
  • 4. “ Il ne faut pas exercer un contrôle paranoïaque des décisions publiques, qui aboutirait à l’étouffement des politiques d’investissement et aux appels d’offres au nom de la lutte anticorruption."

Pour sa part, le Procureur Général de Colombie, Fernando Carrillo Flórez, a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire sur la présumée participation d’agents des forces de l’ordre dans l’assassinat des leaders sociaux.

“ Il s’agit d’une subordination des agents des forces de l’ordre aux organisations criminelles. Notre appel s’adresse en premier lieu aux maires et gouverneurs qui ont à charge la protection de l’intégrité physique et morale des leaders sociaux, et dans un deuxième temps à la citoyenneté pour qu’elle nous aide à enquêter et à dénoncer les fonctionnaires,qui, que ce soit à l’échelon local, régional ou national, ferment les yeux sur l’assassinat des leaders sociaux."

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publié le 03/08/2018

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